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Saint Seiya, par Masami Kurumada

Il existe des œuvres qui vous marquent sans que l’on comprenne exactement pour quelle raison. Ainsi, les personnages de Saint Seiya ornent un large pan de mur dans la chambre de votre serviteur. Pourquoi eux, plutôt que Sangoku, Piccolo et Bulma (Aaaah… Bulma…), pour ne citer qu’eux ? Ou Naruto, pour prendre un exemple récent? Peut-être parce que, entre cinq et dix ans, l’imagination se nourrit de tous les héros qui passe à portée d’œil et de tube cathodique. Or, Seiya, Shiryu, Hyoga, Shun et Ikki étaient présents partout à l’époque.



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Pour ceux qui n’ont pas suivi, il est bel et bien question de Saint Seiya, plus connu comme Les chevaliers du Zodiaque en français, ce dessin animé qui a fait les grandes heures du Club Dorothée. Petit cours de rattrapages pour ceux qui ont vécu les vingt dernières années dans une grotte, ou simplement pour les plus jeunes d’entre nous : L’histoire est celle d’orphelins élevés pour devenir des guerriers au service de l’incarnation de la déesse Athéna, protectrice de la Terre par ordre de Zeus son père lui-même. Chaque chevalier possède une constellation protectrice dans le ciel, et selon son grade (bronze, argent ou or), son armure et de plus en plus couvrante et il maîtrise de mieux en mieux une forme d’énergie nommée cosmos, ou cosmo-énergie, une sorte de sixième sens. Les chevaliers d’or, pleinement éveillés au cosmos, possèdent même un septième sens… Et il en existe d’autres.

 

Foin de circonlocutions. La structure narrative est linéaire et répétitive. Trois sagas, trois groupes d’ennemis en armure qu’il faut vaincre en un temps donné, pour éviter que la réincarnation d’Athéna, Saori Kido, ne meurt, et que l’humanité ne soit détruite par un dieu aux yeux duquel elle est irrémédiablement corrompue. Ils sont douze, ils sont sept, ils sont cent huit… Chacun les siens, Seiya, le héros éponyme de la série se charge du premier et du boss de fin de niveau. Ce qui compte, c’est l’affrontement de deux volontés farouches, le choc de deux auras qui se frôlent, et les totems, monstres et créatures mythiques qui déteignent sur leurs protégés. L’impétueux Pégase, le sage Dragon, le Cygne glacial, Andromède le pur, l’immortel Phénix, et tous leurs adversaires. Tout le symbolisme des combats, et le cosmos, métaphore dévoilée de la volonté du combattant, qui flamboie plus fort, qui porte plus haut le guerrier abattu, voire l’apprenti-cadavre, prêt à sacrifier ce qui lui reste de vie. Eloge de la volonté inébranlable, force de l’Espoir, de la Justice et de l’amitié bien trempée dans le sang de l’adversaire, fût-il un camarade, tout y est, majuscules en tête.

 

Il serait difficile d’évoquer Saint Seiya sans parler de tous les à côtés qui ont entretenu la légende vingt années durant. Le dessin animée, son doublage foireux, mais la conviction profonde des acteurs qui prêtent leurs voix à de multiples personnages. Les rajouts crées pour que la diffusion télévisée au japon ne rattrape pas la publication de l’histoire dans le Shonen Jump : Les personnages improbables, comme ces chevaliers des mers qui se battent en combinaison de plongée, Spartan, les chevaliers d’acier issus de la technologie, et dans une moindre mesure, Okko et Crystal. Personnages inventés avec plus ou moins de bonheur, souvent sources d’incohérences scénaristiques. Il faut toutefois saluer la finition de la saga Asgard, inspirée des légendes du nord, et créées exclusivement pour l’écran. La musique, aussi. Pas le générique régressif de Bernard Minet, l’autre. Pegasus Fantasy, celui du japon et les autres. Pour l’ambiance qu’elles créent. Il y a aussi les figurines, les anciennes et les nouvelles, les Myth Cloth, dont font collection certains de mes amis (Salut, Rico ^^), que c’en est impressionnant. Ceci dit, c’est vrai qu’elles sont belles, et votre serviteur ne visite jamais une boutique sans embuer la vitrine des figurines. Ceux qui suivent l’actualité des mangas savent que de nombreux projets liés à cette œuvre sont en cours. L’épisode G, publié en France, mais aussi Lost Canvas, Next Dimension, et l’adaptation tant attendue du dernier chapitre de l’œuvre originale, Hadès. Je ne dirai rien de ces nouveautés. Celles qui sont aujourd'hui parues ne me font pas rêver.


Aucune raison objective ne vient justifier de cette passion que je porte aux personnages de Kurumada. Ils furent le vieux et noble matériau de mon usine à rêve personnelle. Pour compléter le tableau, c’est par eux que me sont venus tout à la fois mon intérêt renouvelé pour le neuvième art, mon pseudonyme internet, et même le nom de ce blog ! En effet, tout en bas de la liste de liens se trouve le Saint Seiya forum, tenu par Pegasus, sur lequel j’ai utilisé pour la première fois mon pseudonyme de M 31. Tout ça parce que mon chevalier préféré était Shun d’Andromède (oui, l’efféminé aux cheveux verts et l’armure rose avec des chaînes : ceux à qui viendrait le mot « tapette » peuvent se taire ou compter leurs dents.), qui invoquait souvent la nébuleuse d’Andromède présente dans sa constellation. Cette nébuleuse est la plus proche de notre planère et porte le numéro… M 31

 

Oui, tout ça pour ça.

source image:
Aquarius Fantasy
 

 

 

Publié dans Supernovas

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dodo 28/09/2007 22:06

tiens, un fan de saint seiya !t'as regardé les hades j'espère ;)+10000

M 31 29/09/2007 01:48

Hélas, non. Je ronge mon frein en attendant qu'ils sortent.

Alaiya 26/09/2007 21:19

Han, j'avais les mêmes posters de Hyoga et d'Ikki que toi... (et je regrette de ne pas avoir eu celui que tu as du Dragon, mes rêves n'en auraient été que plus beaux).Entre l'analyse et la synthèse, chouette texte que tu nous sers là. Je pense que tu as fait le tour des principales valeurs véhiculées par l'histoire, au delà de la trame scénaristique ô combien classique dont on nous a abreuvés pendant 114 épisodes. Je note tout de même que ton souvenir a été "pollué" par le manga (si, si, dans cet ordre!^^), alors que c'est pourtant bien la série qui a porté tes rêves et pas le contraire (à moins que tu ne sois beaaauuuu coup plus jeune que moi).Concernant le "revival", qu'il ne te fasse plus rêver me semble très normal. Tu n'es plus un enfant, donc tu n'as plus cette capacité d'émerveillement dont la plupart des gosses disposent. Nous sommes trop grands pour nous esbaudir d'un LC (je ne parle de ND, parce que bon, hein... faut pas pousser). Notre âge adulte nous pousse à l'analyse froide et objective, dont nous étions bien loin il y a 20 ans., et celle-ci nous prive parfois (souvent) de nos rêves.Belle initiative en tout cas, et bel hommage.

M 31 27/09/2007 02:17

Asia: Tu serais la bienvenue, Asia. Mais effectivement, mieux vaut se remettre à jour. Certains membres sont des puristes adeptes du bucher genre Gros Feu (Au plus brulant détracteur de l'Episode G qui se reconnaitra:- ). Hyoga, dis-tu... Rhaaa, le charme slave... Alaiya: Bonsoir M'dame! C'est gentil de passer me voir! Mettons que le manga a réactivé certaines choses de l'animé en les approfondissant quelque peu. Je n'avais pas souvenir de tous le background de l'univers de l'oeuvre. Et c'est ça, aussi, qui me touche, que ce soit en tant qu'enfant ou en tant que jeune adulte. Quant à mon age... Il faudrait te demander le tien pour comparer, et ma délicatesse s'y refuse catégoriquement.

Asia :0026: 24/09/2007 23:13

Bon, ça y est, je vais sur You TUbe, et ptêt trainer sur le forum cité ...

Asia :0026: 24/09/2007 23:09

Moi, j'étais amoureuse du chevalier du Cygne ... Comment je pleurais quand on voyait les images de lui sous l'eau avec une rose dans la bouche, pour aller voir sa môman endormie ....* Vais me chercher un mouchoir *