Romans-Photos: jour 1

Publié le par M 31

Le train arrive à Valence ver 11h35, comme prévu. Il reste un bon quart d’heure pour prendre la correspondance vers Romans. Seulement, quand j’arrive… Surprise, le car est vide, et le chauffeur sait juste qu’il doit rouler jusqu’au champ de Mars. Un homme avec une caméra et son pied m’a précédé. Journaliste ? Non, finaliste dans la catégorie Comédie et Vidéo. Oups… je monte me poser sur la moleskine des sièges. Je reste très seul quand le car se remplit. Ça ressemble à une colonie de vacances : tout le monde est au fond et en profite pour discuter et plaisanter. S’’ils ne sont pas en famille, il y a eu des départs groupés entre finalistes qui se connaissent. Pas de chance, aucun finaliste de la catégorie Bande Dessinée n’est présent. Dommage… Par contre, la première personne à qui je m’adresse est Eric Derian, alias Turalo, le président du jury de la catégorie qui m’intéresse. La conversation est facile à engager, y compris sur le métier. Il répond aux questions avec le sourire. La discussion s’arrête avec le car, au champ de Mars. L’hôtel de Ville, n’est pas loin, et la salle les Cordeliers non plus. Tant mieux, j’irai prendre mon pass (un petit bracelet de plastique rose fluo des plus seyants) avant de passer à l’hôtel. Les finalistes sont là aussi, une jeune femme est présente pour les accueillir. A ce moment, j’ai l’impression étrange d’être la seule personne de l’assemblée qui n’ait pas participé, ou qui ne soit pas finaliste du concours. Quoi qu’il en soit, la salle se vide, et mon estomac insiste : il est temps de trouver mon hôtel, et surtout de manger un morceau.

 

               Le car façon "colonie de vacances"  avec        

                                             

Comme je ne sais pas dans quelle direction aller, je prends un taxi sur la place, avec l’adresse de l’hôtel dans un coin de ma poche, et je découvre une ville toute en pentes, en petites rues étroites et en escaliers acrobatiques… ça a son charme. Une fois installé, je reviens vers la place Jules Nadi, où doivent se dérouler l’essentiel des manifestations du festival. Finalement, j’aurais très bien pu partir à pieds. Au café, la table près de la mienne est occupée par une dizaine de personne, manifestement festivalières, dont je me demande, si elles sont finalistes, jurys, ou simplement mauvaises langues. Quand Eric Derian, président du jury BD (on le saura !) et son collègue les rejoignent, j’ose enfin exprimer les interrogations qui me trottent dans la tête. En fait, la joyeuse tablée regroupe des finalistes comme Folie Privée (catégorie littérature) et Hervé Resse (catégorie expression citoyenne), et d’autres participants, venus en soutien moral des finalistes. Ça plaisante, ça charrie beaucoup. En fait, ils sont plutôt sympas, et ne rechignent pas à la photo… Surtout Folie Privée !

 

 

 

 

                                   Folie Privée, la grâce, l'élégance, la sympathie

Mais l’heure tourne : il est 14h40 et l’inauguration du festival commence à 15h. Départ de la mauvaise troupe vers la salle les Cordeliers dans la joie et la bonne humeur, où doit avoir la cérémonie d’ouverture.

Christophe Ginisty, créateur du festival et membre éminent de la « blogosphère » y explique l’importance chiffrée de la création sur Internet, sa capacité potentielle à concurrencer les grands médias traditionnels, parce qu’ils sont l’outil d’une réelle recherche de connaissance, titres frappants et illustrations sur grand écran à l’appui… Personnellement, je ne demande qu’à y croire. Le maire de Romans dit un mot lui aussi. Bien entendu, le festival de la création sur Internet est une aubaine pour une ancienne ville de mono industrie, celle de la chaussure, et il semble espérer beaucoup de son organisation. Ma camarade Tit Fraise s’est chargée personnellement des doléances à adresser concernant l’implication de la ville dans le Festival en général, et la politique culturelle du maire en particulier.

En fait, le plus marquant n’est pas sur scène, mais dans la salle. Elle est pleine… de vide. Certes, nous sommes en semaine, et tout le monde n’a pas pu se déplacer M. Ginisty évoque notamment les finalistes bédéistes qui n’ont pu assurer deux festivals d’affilée, j’ai beau comprendre, je suis déçu malgré tout, de l’absence de certains finalistes que j’attendais particulièrement… Dommage. Ça devrait malgré tout s’arranger demain et après demain. Pour l’instant, j’ai l’occasion de faire connaissance avec Stella Strawberry, finaliste de la catégorie littérature (encore une, mais jusqu’ici, elles se sont toutes révélées plutôt sympas). La demoiselle gratte comme une furieuse sur son petit carnet, et mitraille l’estrade sans répit avec son appareil photo, comme moi. Je fais l’impasse sur la présentation des finalistes de chacune des neuf catégories. Je laisse à votre curiosité le soin de consulter les listes disponibles sur le site du festival. Je précise seulement, qu’on repère facilement les fan-clubs grâce aux indications de l’applaudimètre. N’est-ce pas Barbara ?

 

                             Stella Strawberry saisit toute les occasions pour créer

                                       Le grand écran du discours de Ginisty

 

Il est 17h, les discours se terminent. L’exposition des finalistes des catégories Photo, Arts Graphique et Bande Dessinée est désormais ouverte, sous une grande tente blanche. Certaines planches me semblent familières (pas besoin de dire lesquels), d’autres sont de vraies découvertes, et de très belles. Peu à peu, la foule se disperse. Certains partent bloguer tranquillement à leur hôtel ou ailleurs (la place a été entièrement équipée Wifi pour l’occasion). D’autres partent prendre un café pour se réchauffer. La projection de présentation des finalistes catégories Vidéo, Comédie et Podcast a lieu vers 19h à la salle Jean Vilar. J ne sais pas clairement où ça se trouve, je préfère partir en avance…  Comme c’est à deux pas, je suis finalement très avance, sans doute pour la seule occasion du festival. Tant mieux. Au moins dans le hall vide, je peux écrire tranquille.

 

Les "costumes bleus"... Sur tous les sites du festival, ils (il y avait aussi des hommes) méritaient bien une photo.         

                             

La projection se passe dans une sorte de salle de cinéma aux fauteuils rouges. Là aussi, la salle est clairsemée. Comme je ne suis pas cinéphile, je me contenterai de nommer mes quelques préférences, comme Une case en moins et les aventuriers de 8h22.

Quand la projection se termine, l’occasion m’est offerte de dîner avec Julien, finaliste de la catégorie Arts graphiques. Il est également chroniqueur sur le mague.net. C’est à cette occasion que je fais la connaissance de Tit’Fraise, et de Linka (finaliste dans la catégorie…littérature, oui encore). C’est une excellente soirée, et puis Tit Fraise a bon goût en matière de dessins animés ! Après le dîner, ces demoiselles doivent rentrer. En repassant, Julien et moi entendons de la musique sous la tente. Basketcase de Green Day… Le petit groupe de ce midi se trémousse et un DJ a posé ses platines. Il est roux (ou blond vénitien ?) et sa gestuelle est sans doute l’une des choses les plus frappantes que j’ai observé durant le festival… Un peu comme si Mia Frye avait fait un enfant au Yoshimitsu de la série Tekken. Hélas, je n’avais pas mon appareil à ce moment-là… Il s’appelle Giant Panda. Son nom devrait revenir dans les prochains articles. En attendant, il est minuit passé, et je préfère rentrer à l’hôtel histoire d’être frais pour la journée de demain…

Liens: Folie Privée

          Stella Strawberry

          Eric Derian, alias Turalo

          Julien

          Linka: Space Piracy

          Tit Fraise: la coupe de fruits rouges

              Le site de Giant Panda

 

 Coming as soon as possible: Romans-Photos: jour 2

Publié dans Corps Célestes

Commenter cet article

Nelly 15/02/2007 20:39

Ah, ben si tu l'as en version moins réduite (et encore, on va pas se plaindre), ça m'intéresse !

Folie Privée 15/02/2007 00:42

Hin Hin y 'a des gens qui pensent que j'ai fait le doigt comme ça, mm pas une seconde ils pensent que c'est pour la photo, pour rire avec toi.Sans déconner...

Mlle A 13/02/2007 19:25

dis donc mais t'as parlé à tout le monde toi ! :)

M 31 13/02/2007 23:50

Stella > Heureux qu'elle te plaise, c'est un chef d'oeuvre malgré moi. Si tu veux que je te l'envoie y'a qu'à demander... Pour ce qui est de ta réputation, maintenant, va falloir assumer... gnéhéhé
Mlle A > Qu'y puis-je? Pourtant, je tire la gueule en permanence... Je dois être sympathique malgré moi.

Nelly 13/02/2007 19:00

Super photo, j'aime beaucoup, c'est pas banal comme prise de vue. Par contre, je vais me taper une super réputation d'écriveuse frénétique alors qu'au final, j'ai pas tant gratté que ça ! En attendant la suite !

L. 13/02/2007 12:01

Hé!! Moi non plus j'étais pas finaliste ou membre du jury :-)
Par contre je suis beaucoup plus timide et j'ai très peu parlé aux gens. Félicitations pour avoir osé.
 
La suite, la suite !!